Le saule pleureur

Je regarde les feuilles de ce Saule pleureur.
Elles se balancent ensemble accrochées à leur branche au gré du vent qui veut bien les pousser.
Elles se regardent presque rieuses des derniers instants, des dernières heures.
« C’est toi qui tomberas peut-être la première ou bien moi déjà trop fatiguée »
Le soleil essoufflé d’avoir brillé tout l’été, caresse leur peau orangée comme pour les réconforter.
Je regarde du haut de ce Saule, celles déjà au sol, elles sont recroquevillées, toutes craquelées mais plus rien n’a d’importance, elles dansent désormais.
Quelques rondes, une dernière histoire, elles se déposent lâchant la main à l’espoir de ce qu’elles auraient voulu laissant la place à cet instant, à la joie d’avoir vécu.

Ecrit par Valérie Rivière le 11 novembre 2018

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