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Reprendre des forces avec la psychosomatothérapie

Face à un mal-être diffus et persistant, la psychosomatothérapie propose de retrouver le lien à soi, grâce à une intégration du corporel à la psychothérapie. Cette approche permet d’associer l’analyse à de nombreuses méthodes thérapeutiques corporelles dans le but de nous reconnecter à nos forces intérieures. Explications.

Lucien Fauvernier

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La méthode

La somatothérapie s’adresse à toute personne ressentant un mal-être général. De la déprime à l’anxiété en passant par une angoisse persistante, la plupart des patients qui viennent consulter en cabinet ont « une impression générale de ne pas être en accord avec eux-même, de ne pas trouver leur équilibre intérieur ou encore de ne plus avoir la force suffisante pour affronter la vie quotidienne » indique Valérie Rivière, psycho-somatothérapeute à Toulouse. Pour apaiser cette souffrance, la thérapie s’appuie sur des éléments d’analyse classique de la psychanalyse mais aussi sur un large éventail d’outils thérapeutiques intégrant le corps : méditation, massages, somato-gestalt, rebirth, hypnose… « L’approche analytique permet dans un premier temps de cerner la problématique particulière de chaque personne afin de déterminer, créer et adapter l’approche et les outils thérapeutiques les plus justes répondant aux besoins de la personne et du moment, afin de permettre de trouver le lien à soi perdu pour cheminer. »

Déroulement d’une séance

« Les premiers éléments d’une somatothérapie reposent sur l’écoute active et attentive ainsi que sur le ressenti. Cette approche analytique peut durer plusieurs séances car en fonction des problématiques et des mécanismes de défense, l’alliance thérapeutique peut mettre du temps à s’installer. L’objectif est de vraiment rejoindre la personne dans sa souffrance pour la comprendre, dans quoi elle se sent bloquée, enfermée. » explique Valérie Rivière. « Une fois que l’analyse a révélé le cœur du problème, le travail qui est proposé, doit être pensé et adapté au patient. il n’y a rien de systématique, généralisé ou préparé. On puise dans le moment présent avec tout ce qu’il contient pour répondre le plus justement aux besoins de chacun. » Chaque thérapeute peut pratiquer la somatothérapie en fonction de ses spécialités dans le domaine des méthodes corporelles, certains pouvant utiliser des éléments de danse-thérapie, d’autres s’appuyer sur des états de conscience modifiée grâce à l’hypnose. « D’une séance à l’autre, le fond reste le même mais la forme est toujours différente, en mouvement car l’instant est différent. Je ne prévois jamais ce que l’on va faire en séance, la thérapie est flexible et spontanée, c’est ce qui fait sa force et sa justesse. » confie Valérie Rivière.

Indications et contre-indications

« La somatothérapie s’adresse aux personnes qui ne se sentent pas bien psychiquement, cela peut se manifester sous des formes de déprime, d’anxiété, d’angoisse, parfois de troubles obsessionnels… Dans 90% des cas il y a un ressenti de déséquilibre intérieur » indique Valérie Rivière. Comme toute thérapie avec des éléments d’analyse, le patient doit pouvoir réfléchir sur ce qu’il traverse. Ce qui est parfois délicat dans le cadre de certains troubles psychiques. Une prise en charge médicale et/ou psychiatrique doit être alors conseillée par le thérapeute.

Prix et durée

Le prix peut varier, pour une séance d’une heure, entre 40 et 60 euros suivant le thérapeute. Des séances d’1h30 à 2h peuvent également être proposées. Concernant la durée, la somatothérapie peut être envisagée comme une thérapie courte, sur 6 à 10 séances, ou en thérapie un peu plus longue, 6 mois à 2 ans, en fonction des besoins, des objectifs, de l’assiduité du patient mais aussi d’un commun accord avec le thérapeute.

L’historique

Si les premières conceptions du lien entre le corps et l’esprit remontent aux sources mêmes de la médecine chinoise, et que Platon parlait déjà de la santé de l’âme et du corps, c’est vers la fin du XIXe siècle que le terme « psychosomatique » naît, avec les travaux du psychiatre allemand Johann Heinroth. C’est ici l’aspect médical qui s’intéresse aux maladies psychosomatiques. La version psychanalytique apparaît au début du XXe siècle avec Sigmund Freud et surtout Georg Groddeck, pour qui tout symptôme physique provient d’un conflit psychique. Carl Gustav Jung ira plus loin en posant l’idée d’une véritable union entre le corps et l’esprit. En 1962, le médecin et psychanalyste Pierre Marty cofonde l’École de psychosomatique de Paris, mais il faudra attendre les années 1970 pour qu’apparaissent les thérapies psychocorporelles, généralement issues du mouvement américain des nouvelles thérapies. Elles sont regroupées sous le terme générique de « psychosomatothérapie » forgé par Richard Meyer.

Les praticiens

École européenne de psychothérapie socio et somatoanalytique (Eepssa)

Fondée et dirigée par le psychiatre et psychanalyste Richard Meyer, cette école, qui a formé plus de mille professionnels en vingt-cinq ans, propose des cursus complets en somatothérapie, art-thérapie, musicothérapie, psycho et sociosomatothérapie. Son approche est basée sur une intégration méthodique et scientifique des grands courants (cognitiviste, comportemental, psychanalytique, systémique humaniste, transpersonnel…). L’Eepssa est implantée dans sept villes en France : Paris, Lyon, Strasbourg, Toulouse, Nantes, Aix-en-Provence et Bordeaux.

Source : www.psychologies.com

Valérie RIVIÈRE
Psycho-Somatothérapeute
31 – Muret – Toulouse – Strasbourg

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